top of page
poteaux
alcool
Libre
2019-07-02.jpg

Notre projet

Ce lieu a pour but de favoriser l’expérience d’une hospitalité partagée, l’accueil et le ressourcement mutuels, dans une dynamique d’ouverture et de respect des personnes, quels que soient leurs moyens, leurs convictions, leur histoire et dans le respect de son environnement naturel et humain. Dans ce but il met à disposition des individus et des groupes un lieu de vie bénéficiant du cadre naturel privilégié d’Avioth. Il pourra organiser toute activité se rapportant directement ou indirectement à cet objectif.

Il est géré par des bénévoles appelés poteaux. Ce sont de simples résidents… comme vous un jour, peut-être… Ils habitent dans les alentours plus ou moins proches. Simplement, ils sont tombés amoureux du projet, du lieu et ont décidé de s’y engager, d’y offrir un peu de leur temps… Quelques jours par mois ou par semaine, pour prendre soin du jardin, de la maison ou des hôtes, pour la compta ou le bricolage… En fait, ils prennent ainsi soin d’eux-mêmes… Ils sont le fil rouge du lieu à travers le temps et vous proposent des repères pour que le lieu garde son âme sans perdre son ouverture et sa souplesse…

Nous avons choisi de respecter une règle composée de 3 piliers : pas d'alcool, pas de drogue, pas de violence...
Parce que la consommation d’alcool ou de drogue modifie notre comportement et notre rapport aux personnes et aux choses, parce que nous souhaitons vivre des relations humaines empruntes d’un maximum d’authenticité et de simplicité, parce que nous voulons que le lieu soit le plus protecteur possible pour ceux qui souhaitent se libérer de l’emprise de ces produits, nous avons décidé de ne consommer à la communauté ni alcool, ni drogue.

Ce n’est en rien un jugement de valeur… mais un choix collectif dans notre pratique du lieu, chacun étant libre de et respecté pour ses choix dans son privé.

Protéger n’est cependant pas surprotéger… Les occupants autonomes du gîte et des cabanes ont la liberté de consommer de l’alcool avec modération et discrétion pour ne pas incommoder la communauté. Nous leur demandons de ne pas consommer de drogue sur tout le territoire du Centre de Partage.


Mots-clés au Centre de Partage : co-responsabilité, sobriété, libre-participation. 

La libre-participation est avant tout un cri du cœur de confiance et de lâcher-prise… Avec elle, nous faisons le pari de lâcher le contrôle des choses, des gens, de la vie… Nous abandonnons l’illusion de tout mesurer, quantifier, prévoir, analyser, pour faire confiance dans la bienveillance mutuelle, pour nous en remettre à plus grand que nous, « la Vie », « Dieu »… selon les croyances de chacun…

La libre-participation est aussi un acte de conscience, bien éloigné de l’abandon de responsabilité… Il implique plusieurs étapes.

Première étape : Pour celui qui propose le service, oser évaluer la valeur du service, son besoin et les exprimer avec simplicité et légèreté. Il n’est pas question de dire « vous donnez ce que vous voulez, je ne veux pas le savoir… ». Non… si je veux favoriser la conscience dans ma relation à l’autre, je dois commencer avec moi-même et évaluer le plus clairement possible mes besoins.

Deuxième étape : donner la parole à l’autre et l’inviter à se positionner en conscience à partir de ma proposition. Là aussi, plusieurs aspects interviennent…

Deux exemples concrets : la participation aux frais de séjour et aux tâches…

Pour les frais de séjour, au Centre de Partage, nous avons évalué jadis que le coût d’une nuitée à la communauté  revenait à 8€ environ. Lorsqu’un résident nous demande de revoir son prix de référence, nous lui demandons de mettre à plat ce qu’il a réellement actuellement pour vivre… Il n’a que peu ou même rien ? Il ne donne que peu ou même rien. Mais nous souhaitons qu’il puisse partir libre de toute dette, et nous l’invitons à regarder ses comptes avec réalisme. Combien il a par mois, moins son loyer, ses charges, ses dettes, ses frais médicaux, ses pensions alimentaires… Combien il reste par mois ? Moins l’argent pour les transports, vêtements et divers… Voilà ce qui reste pour manger… Divisé par 30 jours… C’est le budget alimentaire journalier et donc le prix de séjour journalier réel du résident… A partir de là, peut venir une adaptation en plus ou en moins selon le vécu, l’envie de soutenir le projet… 

Pour la participation aux tâches à la communauté, c’est la même chose.

La première étape est souvent pour nous difficile… Dire nos besoins, et les redire, les redire encore… Si chaque personne qui vit (prend ses repas à la communauté) donnait environ deux heures de sa journée, nous couvririons largement tous les besoins du lieu…

La deuxième étape est plus sensible… As-tu les moyens physiques, le moral, pour participer aux tâches communes pendant deux heures ? Comment respecter tes limites tout en ne te reposant pas excessivement sur les autres ?

Vient enfin la notion d’envie et de plaisir… Pour la cuisine, c’est relativement facile… trouver du monde pour préparer les bons plats qu’on va déguster ensuite est plus aisé. Pour le potager, ç’est déjà moins aisé, le désherbage ne produit pas un bénéfice immédiat, et pour le nettoyage, c’est le pire… On a toujours l’impression de nettoyer la crasse des autres ! 

L’idéal serait d’en prendre conscience pour le verbaliser et le dépasser…

Nos séjours sont limités à 15 jours. Ce temps permet de se poser et d'évaluer les besoins de chacun... Voir si le Centre et ses valeurs sont compatibles avec les besoins du résident. Une évaluation sera effectuée.

Si elle est positive, une demande de prolongation de 15 jours sera alors possible.
Pour une demande de séjour longue durée, seule une décision prise en Cercle coeur (groupe de poteaux) le permettra et restera exceptionnelle.

Si vous avez besoin d'un lieu pour vous ressourcer, pour vous loger dans des situations difficiles... n'hésitez pas à prendre contact avec le Centre.

bottom of page